Nous traiterons d'abord de l'indicatif passé composé à la voix active.
Comme en français, en néerlandais le verbe au passé composé est composé de deux parties :
Sections |
| nombre | personne | pronom | hebben | zijn |
|---|---|---|---|---|
| singulier | 1 | ik | heb | ben |
| 2 | jij u gij* |
hebt hebt,heeft hebt |
bent bent, (is) zijt | |
| 3 | hij zij het |
heeft | is | |
| pluriel | 1 | wij | hebben | zijn |
| 2 | jullie | hebben | zijn | |
| 3 | zij | hebben | zijn |
La forme gij est utilisée surtout en Flandres. Elle n'indique pas de politesse et est utilisée aussi bien au singulier qu'au pluriel. Dans le nord, elle est archaique (biblique).
'Hebben se conjugue avec l'auxiliaire hebben. Tandis que zijn et worden se conjuguent avec l'auxiliaire zijn.
Les verbes transitif prennent toujours hebben.
Parmi les intransitifs, certains prennent zijn. C'est par exemple le cas de certains verbes de mouvement.
Gaan se conjugue toujours avec zijn, comme komen et un certain nombre d'autres verbes.
Pour d'autres verbes de mouvement, la situation est plus complexe. Si un point de départ (du mouvement) ou un point d'arrivée est mentionné, alors zijn jouera le role d'auxiliaire. Par contre si ni le point de départ et ni le point d'arrivée ne sont indiqués, alors hebben devient l'auxiliaire. Pour éclairer nos propos, voyons quelques exemples :
Il faut distinguer deux cas :
En outre il y a des verbes irréguliers.
Les verbes forts subissent un changement de voyelle dans le radical. En principe, il y a sept conjugaisons fortes, mais c'est plus facile d'étudier par coeur l'infinitif, l'imparfait et le participe passé pour chaque verbe. En néerlandais on les appelle de stamtijden (les temps primitifs), par exemple:
Les participes passés reçoivent un préfixe ge- à moins qu'ils possedent déjà un préfixe inséparable.
En général le participe passé fort se finit en -en.
En tant d'adjectif il n'est pas décliné normalement:
Substantivé, il reçoit un -e:
Exemples des sept classes :
L'imparfait n'a que deux formes pour toutes les personnes:
Dans les classes 4 et 5 la voyelle de l'imparfait change au pluriel de 'courte' en 'longue' :
Ainsi ils montrent quatre voyelles, ou les autres ne montrent que deux ou trois.
Dans la région ou gij est encore utilisé il y a une troisième forme:
Dans les classes 4 et 5 cette forme prends la voyelle 'longue':
Les verbes faibles reçoivent un suffixe dental -d(..) ou -t(..). Même s'il sont plus sytematiques que les forts, il est usage de les représenter en stamtijden, par exemple :
Les suffixes s'appliquent au radical du verbe, qui est leer- dans ce cas.
Les participes passés reçoivent un préfixe ge- a moins qu'ils possedent déjà un préfixe inséparable comme ge-, be-, ver-, ont- etc.
L'imparfait a deux formes:
Dans la région ou gij est encore utilisé (Flandres surtout) il y a une troisième forme: gij leerdet
Le participe passé est décliné comme un adjectif:
Remarque: Parce que le -d final se prononce comme une consonne non voisée (c'est-à-dire comme /t/), de nombreux néerlandophones y commettent des erreurs. Ils écriront par exemple 'geleert', même s'ils ne diront jamais 'geleerte'...
Si le radical se termine par une consonne non voisée comme t,k,f,s,ch, ou p (moyen mnémotechnique 't kofschip ou François Kopé prend son thé chaud) le suffixe dental est -t(..) et non pas -d(..)
sloffen - slofte - gesloft
Si le radical finit en -z ou -v, le suffixe est bien sur -d(..) mais les règles orthographiques qui interdisent -z et -v au fin d'un mot continuent à s'appliquer:
ge + radical + d
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